24.06.2010
Du bio plus cohérent, quand le cahier des charges AB ne suffit plus à la recherche de qualité
A l'image de son nouveau logo européen, la version française du cahier des charges de l'« Agriculture Biologique » a récemment fait l'objet d'un alignement avec les exigences des autres pays européens. Il s'agit d'assouplissements des contraintes notamment sur la production animale ou encore la tolérance d'une contamination en OGM. Cette nouvelle version ne satisfait pas tous les acteurs de la bio, qu'ils soient producteurs, distributeurs ou consommateurs. On voit alors émerger des systèmes de reconnaissance recherchant plus de « cohérence », plus de « social ». En voici 2 exemples.
Premier exemple tiré de l'association « Alternative Bio 2009 », lancée en particulier par la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique, qui dévoilait il y a quelques mois leur nouvelle marque issue d'une réflexion partenariale : Bio Cohérence. Bio Cohérence s'engage, du producteur au consommateur pour une agriculture biologique respectueuse des équilibres environnementaux, sociaux, et économiques. Elle se distingue du label « AB ». Voici quelques-unes de ses particularités : des fermes qui ne font que du bio, des animaux qui ne mangent que du bio, des aliments produits majoritairement sur la ferme, limitant ainsi son impact environnemental tout en assurant l'autonomie des producteurs, la tolérance zéro des contaminations OGM et l'engagement de tous les adhérents dans une démarche de progrès via la signature d'une charte et la réalisation d'un autodiagnostic leur permettant de trouver des pistes d'amélioration. Cette marque est soutenu par des structures telles que les Biocoop, BioConsom'Acteurs, Biomonde, etc. Les produits ayant respecté les méthodes de production et de transformation contenues dans le règlement européen et le cahier des charges de la marque pourront porter la mention Bio Cohérence. Pour en savoir plus : www.alternativebio2009.fr en attendant le site définitif www.biocoherence.fr.
Plus ancien, le système de garantie participatif mis en place par le réseau « Nature et Progrès » s'affranchit de la certification et des contrôles par des relations de proximité et de confiance entre producteurs et consommateurs. Ce système plus social où chacun se connaît, échange laisse place à la transparence, il est source d'enseignement et d'amélioration là où d'autres ne jurent qu'à travers un système de reconnaissance visuel apposé sur le produit. En définitive, il représente un moyen de certifier la qualité de la production, les certificateurs sont les membres du réseau Nature et Progrès et les particuliers, au travers de leur relation avec le producteur. Il n'est cependant possible que dans un cadre géographique et un nombre de personnes limités. Pour en savoir plus : http://www.natureetprogres.org/communiques/actu127.pdf.
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17.06.2010
Modernisation del'agriculture : l'alimentation pour cap
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire, présentait un projet de loi sur la modernisation de l'agriculture et de la pêche le 18 mai 2010 au Sénat. Face à la crise que connaît l'agriculture française, il veut lui donner un nouvel objectif, celui de l'alimentation des français notamment. Sécurité sanitaire, équilibre nutritionnel, raccourcissent des circuits de commercialisation, revenus agricoles, prise en compte des aléas climatiques, solidarité constituent quelques aspects que le ministère entant traiter pour défendre et développer ce secteur. Suite.
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25.03.2010
Des pommes et des abeilles à La Roque pour la biodiversité
Le patrimoine biologique que constitue l'ensemble des espèces cultivées est menacé de disparition et de très nombreuses variétés « anciennes » ont déjà disparu. Entre autre, l'évolution de l'agriculture a écarté les variétés traditionnelles du fait de la sélection de variétés plus performantes, mais aussi la modernisation de l'agriculture et la modification des systèmes de culture, la standardisation de la nouvelle distribution, etc.
Et pourtant, cette biodiversité est nécessaire, notamment au niveau de la ressource génétique, mais aussi vis-à-vis du patrimoine paysager, historique et culturel, et du point de vue gustatif, économique, etc.
Parallèlement, nous pouvons malheureusement observer que de très nombreux facteurs menacent également la biodiversité faunistique et floristique sauvage : l'émergence des plantes invasives, l'urbanisation et la percée des voies de communication, la destruction, la segmentation ou la dégradation des milieux naturels, la déprise agricole et la fermeture du paysage, la monoculture et l'intensification des cultures, etc.
A l'instar de la biodiversité des espèces cultivées, la biodiversité des espèces sauvages est, elle aussi, pourtant nécessaire (ex : équilibre et dynamique des écosystèmes, génétique, etc.) et constitue un patrimoine naturel, paysager et culturel d'une inestimable richesse.
En continuité des actions déjà engagées et notamment la plantation de haies champêtres en 2008, notre établissement d'enseignement agricole et agroalimentaire de La Roque a aujourd'hui souhaité orienter ses actions vers la conservation d' « anciennes » variétés locales d'arbres fruitiers et la sauvegarde des abeilles. Concernant ces dernières, nous avons en effet observé leur disparition progressive au sein même de l'exploitation agricole du lycée et notamment l'inquiétante mortalité de nos ruchers.
Mais ce projet de plantation de 120 pommiers de variétés « anciennes » et de plantes mellifères au sein de l'exploitation de La Roque et l'achat d'essaims d'abeilles et de ruches, outre son intérêt majeur vis-à-vis de la biodiversité, répond également à d'autres objectifs assez ambitieux, et notamment :
- production de pommes et de miel pour l'alimentation de la cantine (un travail pédagogique sur les thèmes des « circuits courts », « des produits de saison », du « goût », du « bio » ... est également envisagé),
- création de supports pédagogiques pour les enseignants,
- « outil » de travail et pérennisation du club apiculture,
- diversification et développement des activités du hall technologique,
- sensibilisation de l'ensemble du personnel, des enseignants, des élèves et plus largement encore (parents, promeneurs ...) à la sauvegarde de la biodiversité,
- proposition d'une alternative symbolique « compensation carbone » liée au transport,
Ce projet a ainsi mobilisé l'exploitation agricole et le hall technologique de l'établissement, certains enseignants, l'association des élèves, les élèves membres du club développement durable et du club apiculture, etc.
A noter que le collège d'Onet-le-Château, s'est inscrit dans une démarche similaire (plantation de 20 pommiers de variétés anciennes et de haies mellifères). Nous les accompagnons en leur apportant notre soutien technique, en leur fournissant les 20 arbres et en intervenant régulièrement auprès de leurs élèves. La démarche pourrait s'étendre sur le territoire communal.
Ce chantier pluriannuel a débuté cette année par le montage technique du projet, la recherche de partenaires, l'amorce de la sensibilisation et, d'ici quelques jours, par le greffage des pommiers et leur mise en pépinière pour une année (la plantation effective sur site sera réalisée l'an prochain). Il a su mobiliser différents partenaires extérieurs : le Conseil Régional de Midi-Pyrénées (soutien financier « projet avenir »), l'association « Variétés locales 12 » (soutien technique, fourniture des portes-greffes et des greffons, greffage), le collège d'Onet-le-Château (mise à disposition de la surface pour la pépinière, travail du sol et amélioration de ce dernier, fourniture de compost, etc.) et la mairie d'Onet-le-Château (prêt du matériel pour le travail du sol de la pépinière). L'enthousiasme ressenti laisse entrevoir une éventuelle prolongation du partenariat avec cette dernière.
Ce projet, ancré sur notre territoire, prend donc en compte les trois volets du développement durable. D'autres actions en faveur de la biodiversité sont également en projet et verront peut-être le jour d'ici quelques années. Internautes, vous pouvez déposer ici vos commentaires ou bien contacter les responsables de l'action.
Contacts : Laurent Briane, enseignant en sciences et techniques de l'aménagement (laurentbriane@hotmail.fr), Eric Lemenicier, enseignant en socio-culturel.
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26.02.2010
Parution des indicateurs agricoles de la DDEAF aveyronnaise
Parution des indicateurs du dernier trimestre 2009 par la DDEAF de l'Aveyron : quantité, prix des produits des filières lait et viandes du département. Lire la suite
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11.12.2009
Parution des indicateurs de la DDEA, dernier trimestre 2009
Parution des indicateurs agricoles du troisième trimestrie 2009 par la DDEA de l'Aveyron : quantité, prix des produits des filières lait et viandes du département. Lire la suite.
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09.12.2009
Agriculture biologique et restauration collective en Aveyron : il faudra patienter !
L'Association pour la Promotion de l'Agriculture Biologique en Aveyron (Apaba) proposait une conférence le 15 octobre dernier sur le thème de la restauration collective et les enjeux qu'elle représente pour l'agriculture biologique du département.
L'objet de cette conférence était de présenter l'étude menée par une stagiaire en licence professionnelle portant sur les capacités des producteurs bio à répondre à la restauration collective.
Alors que le Grenelle de l'Environnement a fixé comme objectif d'atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective ; aujourd'hui, les producteurs Bio de l'Aveyron ne sont pas en mesure de répondre à cette demande si elle se concrétisait.
D'une part, parce que la SAU en Bio ne représente que 4,8% de la surface agricole totale du département. Mais aussi, parce que la demande des consommateurs « individuels » est déjà très forte. Enfin, et surtout, parce que les outils de transformation et de distribution locaux ne sont pas adaptés à la demande de la restauration collective.
Malgré ce constat a priori pessimiste, les points positifs sont nombreux :
- près de 35% des producteurs souhaitent approvisionner la restauration collective,
- près d'une centaine de porteurs de projet souhaitent s'installer en agriculture biologique
- les producteurs venus témoigner de leur expérience ont montré que c'était possible
- les élus sont motivés et incitent fortement les structures qu'ils ont en charge pour l'introduction de produits Bio
- la disponibilité en légumes pourrait être multipliée par 2,5 d'ici 5 ans, celle de viande bovine par 3, celle de lait par 10 !!
Même si la demande restera supérieure à l'offre, la dynamique existe ; il faut qu'elle se traduise par des actions cohérentes des divers acteurs.
C'est le message que l'Apaba a essayé de faire passer lors de cette conférence. Elle se donne d'ores et déjà pour mission:
- d'accompagner les producteurs en vue d'une meilleure structuration des filières pour mieux répondre aux besoins de la restauration collective, en s'appuyant éventuellement sur les entreprises déjà existantes (coopératives, ateliers de transformation, ...)
- d'accompagner les filières, notamment pour l'organisation d'un atelier de transformation fromagère et d'encourager la diversification des éleveurs pour la production de légumes plein champ
- d'étudier la possibilité de créer une structure collective de commercialisation comme il existe la SCIC Resto Bio en sud Midi-Pyrénées
- de mettre en place et participer à un comité de pilotage rassemblant tous les acteurs et permettant d'avoir une cohérence d'actions et éviter les échecs.
Télécharger le compte-rendu.
Source et contact : Lionel Labit, animateur Apaba, tel/fax : 05 65 68 11 52, rhd.apaba@orange.fr.
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23.11.2009
Diagnostic énergétique d'exploitation : qui ?
La DRAAF de Midi-Pyrénées publie sur son site la liste des personnes compétentes dans la réalisation du diagnostic énergétique des exploitations agricoles.
Accéder à la liste.
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20.10.2009
Label "Haute valeur environnementale" pour les exploitations
Le ministère de l’agriculture et de la pêche a validé le dispositif « de certification environnementale des exploitations agricoles ». L’élaboration de cette certification avait été décidée à l’occasion du Grenelle de l’environnement en 2007.
Respect de la biodiversité, limitation des impacts sur l’environnement, de l’utilisation des pesticides et des consommations d’eau et d’énergie… sont quelques-unes des pratiques qui permettront aux exploitants agricoles de décrocher le label d’exploitation agricole à haute valeur environnementale. (source : lettre du CERDD).
Pour en savoir plus.
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14.10.2009
Des porcs sensibles à leurs conditions d'élevage
Les chercheurs de l’unité Systèmes d’Elevage Nutrition Animale et Humaine de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) ont montré que dans un système d’élevage alternatif tenant compte du bien-être animal, il est possible d’obtenir des performances de croissance supérieures à celles obtenues dans un système intensif. (source : lettre INRA 30 de septembre 2009).
Lire la suite.
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25.09.2009
Premiers regards sur la production aveyronnaise en circuits courts
Les résultats des enquêtes des étudiants en BTS de La Roque portant sur un échantillon d'agriculteurs en circuits courts sont enfin disponibles comme cela avait été annoncé en mai 2009. Cliquer ici pour accéder au rapport complet ou ici pour accéder à la synthèse.
Il s'agit d'une analyse statistique des données recueillies auprès de 91 producteurs de l'Aveyron, du Cantal et de la Lozère. Ces premières informations bien que partielles représentent une contribution intéressante dans notre volonté plus globale de mise en place d'une plate forme d'information entre l'offre alimentaire, la demande ainsi que les ressources venant en appui d'un approvisionnement de proximité.
Ce projet global vient par ailleurs de recevoir un accueil favorable de la Direction Régional de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt dans le cadre de son plan régional sur l'offre alimentaire. Sujet sur lequel nous ne manquerons pas de vous donner des nouvelles...à suivre !
NB : les données des producteurs ne seront pas diffusées pour des raisons d'équité entre les entreprises tant que nous n'aurons pas réunis un nombre plus important, plus représentatif des fournisseurs.
Contact : Armelle Molinier, animatrice du CDR 3A-La Roque, 05 65 77 75 18.
De son côté, l'APABA (Association pour la Promotion de l'Agriculture Biologique en Aveyron) organise une conférence sur la production bio et la restauration hors domicile le 15 octobre 2009 au Carrefour de l'Agriculture (salle 1 niveau -2), de 14h30 à 16h30. A cette occasion, l'association présentera les résultats de son étude en présence des producteurs bio, de responsables de restauration collective, de collectivités, d'associations de consommateurs notamment qui seront invités à assister et participer au débat qui suivra.
Contact : Aude Dutay, animatrice APABA, 05 65 68 11.
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