30.03.2010

Tri et valorisation des déchets, la boucle est bouclée

IMG_8468.jpgVoilà près d'un an que les élèves et les personnels du lycée de La Roque sont invités à trier les restes de leur plateau-repas à la cantine. Une initiative lancée par le club « développement durable » de l'établissement, composé de lycéens et de quelques encadrants en collaboration avec l'association Canopée. 

Deux objectifs sont recherchés : réduire la quantité de déchets dans le cadre d'une volonté de limiter l'impact sur l'environnement et sensibiliser ce jeune public à un acte citoyen. De fait, on peut réellement dire que la boucle alimentaire est bouclée : les aliments reviennent à la terre, pour aider un nouveau cycle à se développer. 

L'origine vient du constat que, sur les 450 kg en moyenne de déchets hebdomadaires, 88 % sont organiques et donc compostables. Par jour, cela représente près de 77 kg. Depuis, deux poubelles sont à la disposition des usagers de la restauration, au lieu d'une seule précédemment. La première sert à la récupération des déchets fermentescibles (restes alimentaires, pain, etc.), l'autre pour les restes non valorisables (emballages, etc.). Grâce à des affiches, une signalétique et des actions de sensibilisation, les résultats sont très satisfaisants dans l'ensemble. Les espoirs ont même été dépassés puisque le poids global des poubelles a sensiblement diminué depuis leur mise en place du fait de moins de gaspillage. 

La destination de ces déchets triés est l'exploitation de La Roque. En effet, mélangés avec des débris végétaux et organiques issus de la ferme, ils donnent un compost utilisé pour fertiliser les terres agricoles. 

Le collège des 4 Saisons à Onet-le-Château a suivi l'exemple en mélangeant les restes alimentaires avec de la sciure de bois. Plus largement, la municipalité de cette même commune, avec le soutien de Canopée, souhaite mettre en place le tri des déchets dans quatre établissements notamment scolaires. Compostés, ils seront épandus sur les pelouses de la ville. 

Enfin, signalons que cette initiative a été saluée par le conseil général de l'Aveyron. Le club a reçu le deuxième prix au concours départemental des actions en faveur de l'environnement. 

Contact : Martine Colné, proviseure-adjointe, 05 65 77 75 00.

Rencontres "bonnes, propres et juste" pour aider les jeunes à être acteurs de leur alimentation future

1ere stav terra madre Tours 2010.jpgDu 27 au 29 novembre 2009, dans le cadre de l'opération « Manger bien, manger bon » financée par le Conseil Régional, les élèves de 1ère S du lycée La Roque ont assisté, à Tours au Terra Madre des Jeunes Européens (Tmje). Ces rencontres, organisées par l'association Euro Gusto (dont le salon se déroulait en parallèle), Slow-Food et le « Youth Food Movement », ont rassemblé 350 jeunes venus de toute l'Europe (et au-delà). Des porteurs de projets (étudiants, apprentis, chefs cuisiniers, agriculteurs, journalistes, etc.) dont le but était de réfléchir, débattre et échanger sur l'avenir de l'alimentation et de l'agriculture. 

Témoignages, échanges d'expériences, propositions et questionnements furent au cœur des 8 ateliers-débats organisés au cours du Tmje : « Des circuits-courts pour aller loin », « Comment encourager les jeunes à faire le choix de la ferme ? », « Impact environnemental - Recyclage des déchets et gestion de la ressource en eau », « Comment améliorer la qualité des repas dans la restauration collective ? », « Savoirs et savoir-faire d'une génération à l'autre »... Partout en Europe, des projets se concrétisent : des jardins gérés par des étudiants en Allemagne, des ateliers d'éducation au goût en Roumanie, etc. 

« L'activité agricole est une activité stratégique du 21ème siècle ... Nous devons faire preuve d'imagination, ... l'agriculture doit devenir écologiquement intensive. » déclare Bruno Parmentier, Directeur de l'École supérieure d'agriculture (ESA). Des changements doivent s'opérer dans les modes de production, l'organisation des échanges et les habitudes alimentaires. Et cela grâce à la collaboration de TOUS les acteurs concernés par l'agriculture et l'alimentation. La tâche est d'envergure. Carlo Petrini (fondateur du mouvement Slow-Food nous rassure, il faut y aller « ma... tranquilo ». 

Pour le mot de la fin, Fréderic Gana (Vice-président du Tmje) nous donne rendez-vous lors d'un prochain forum et nous invite, d'ici là, à utiliser les fruits de nos réflexions afin de mener des projets favorisant une alimentation « Bonne, Propre et Juste ». C'est d'ailleurs ce qu'ont entamé nos élèves dès leur retour ! 

Isabelle Pradoux, enseignante d'économie, LEGTA La Roque

Les produits aveyronnais auront leur identification

fabrique-en-aveyron.jpgLe stand de l'Aveyron au 47ème Salon de l'Agriculture était, cette année, orné d'une nouvelle estampille « fabriqué en Aveyron »/ « made in Aveyron ». Un marquage simple mais efficace, une création centrée sur la localisation de l'Aveyron en France, le tout destiné à préciser sur les emballages l'origine des produits, tous types de produits confondus. Une origine qui ne manque pas d'intérêt si l'on en croit l'étude Star Carrefour réalisée en 2009 qui révèle que 51% des consommateurs français se déclaraient motivés dans leurs achats par l'origine des produits (juste après le critère prix) !

Quant à l'origine Aveyron, le plébiscite est total. L'étude réalisée par Aveyron Expansion avec l'IFOP en décembre 2009, sur 1 000 personnes représentatives de la population française révèle que 89% des Français y voient une garantie d'authenticité et 81% une évocation d'un territoire respectueux de l'environnement. Pour 77%, la seule mention « fabriqué en Aveyron » serait une garantie de qualité alors même que celle-ci n'a aucune prétention à rivaliser avec des signes officiels de qualité.

A vrai dire, « made in Aveyron » comme « produit en Bretagne », « made in Dunkerque », qualité suisse, basque, ardéchoise ou auvergnate marquent une nouvelle quête de sens dans l'acte d'achat. Toutefois, certains territoires se prêtent plus que d'autres à la démarche. Des territoires qui véhiculent un fort sentiment d'appartenance, un enracinement, une identité. En Aveyron, tous les produits sont concernés : alimentaires, artisanaux, industriels...

La démarche fédère les Chambres de Commerce de l'Aveyron, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat, la Chambre d'Agriculture, Aveyron Expansion et le Conseil Général autour d'un comité d'agrément qui s'appuiera sur les avis de la Direction de la Concurrence et des Fraudes.

Le marquage qui est une estampille plus qu'un logo, représente une géolocalisation plus qu'un ixième logo symbolisant notre département. L'initiative a d'ores et déjà reçu de nombreux signes qui laissent penser qu'elle était attendue et qu'elle arrive sans aucun doute au bon moment. (Source : Hubert Calmettes, directeur d'Aveyron d'Aveyron Expansion).

Informations : Aveyron Expansion au 05.65.73.63.12 et www.fabrique-en-aveyron.fr

Bientôt, une plate forme internet sur l'offre alimentaire régionale dédiée à la restauration collective

self 004.jpgLa demande croissante en produits locaux et de qualité constitue la principale motivation qui a poussé La Roque a développer des actions afin d'identifier l'offre alimentaire territoriale (« regards sur les agriculteurs en circuits courts », « rencontres entre professionnels et intendants» et actuellement des « regards sur les entreprises viande »). Plus largement, nous sommes convaincus qu'une amélioration de la communication, de la connaissance réciproque entre les acteurs jusqu'au consommateur serait bénéfique à une relocalisation alimentaire.

C'est ainsi que La Roque et l'Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire (IRQUALIM) se sont naturellement retrouvés autour d'un projet de construction d'un site ou plate-forme Internet de recensement des fournisseurs et d'information. Notre but est de constituer un outil de référence en faveur d'un approvisionnement de proximité pour la restauration collective. Ce projet s'appuie sur les Chambres consulaires régionales et départementales. Il est financé par la Direction Régionale de l'Agriculture, l'Alimentation et la Forêt (DRAAF) et le Conseil Régional de Midi-Pyrénées, qui y voient notamment un intérêt dans le cadre de leur politique (plan national « circuits alimentaires de proximité » du Ministère de l'Agriculture et Plan Régional sur l'Offre Alimentaire de la DRAAF ou encore l'opération « un repas SIQO » dans les lycées relevant du Conseil Régional).

Cette plate-forme a la vocation de présenter les entreprises régionales susceptibles de fournir les collectivités, sur simple inscription gratuite de leur part. Cela concerne les industriels, les artisans, les agriculteurs ou encore les distributeurs. L'offre alimentaire dans sa globalité sera valorisée afin de favoriser une alimentation locale « de la terre à l'assiette ». Il est également prévu des espaces d'information (réglementation, ressources) ou encore d'annonces (appel d'offre, offre ponctuelle de produits).

Des rencontres départementales de présentation du site sont programmées auxquelles les représentants des professionnels seront invités. Compte tenu de l'urgence du besoin, nous espérons pouvoir proposer cet outil, même non exhaustif, d'ici fin 2010.

Nous nous engageons à mettre au service de ce projet régional toute l'expertise que nous avons pu développer au travers de nos actions et de nos rencontres, dans un esprit d'ouverture, d'équité et de transparence.

Contact IRQUALIM : info@irqualim.com, 05 61 75 26 19

Contact La Roque : armelle.molinier@educagri.fr, 05 65 77 75 18

Les Délices de Louise, deux ambassadrices des recettes aveyronnaises

Délices de Louise A (75).JPGDepuis quelques mois, l'atelier agroalimentaire de La Roque accompagne un duo digne d'attention. Babeth et Florence,  deux Aveyronnaises qui ont créé, en avril 2007, "Les Délices de Louise" avec une ambition : faire découvrir les recettes traditionnelles des grands-mères aveyronnaises.

En une vingtaine de mois ces deux dynamiques Ruthénoises ont réussi à fidéliser une clientèle de gourmets. On peut les trouver sur les marchés, que ce soit le marché paysan de Montpellier à Antigone ou le marché des producteurs de Montmartre à Paris. Leurs produits typiques de la gastronomie aveyronnaise régalent aussi les tables de bistros parisiens, du Midi ou encore de boutiques gourmandes. Bizarrement, cela sera plus difficile d'en déguster localement, le marché est moins porteur peut-être, les plats étant répandus.  

Chaque semaine, elles préparent leurs recettes dans leur cuisine et dans l'atelier du lycée de La Roque (agrément sanitaire oblige pour pouvoir livrer des commerces éloignés). Elles  sont ensuite mises sous vide puis expédiées.

Leur côté atypique se retrouve dans leurs produits. Un goût et une texture uniques, une patte de vraies grands-mères rouergates, un tour de main inimitable, à commencer par leur chou farci. Ces derniers régalent les clients de certains bistrots aveyronnais de Paname, tel que le « Rez-de-Chaussée » qui leur commande également de la fouace.

Mais les « Louise », de leur surnom, déclinent avec un bonheur égal d'autres recettes. Au marché, leurs farçous ont la cote. Ils combinent, outre les blettes, du lard, du jambon, de la saucisse grillée, dans des proportions gardées secrètes. Il faut également faire un sort à leurs pâtés en croûte avec leur coeur de foie gras ou à leurs tourtes au riz d'agneau.  Question sucré,  on trouve à leur actif soleil sablé, fouaces et rissoles qui attendriront les cœurs les plus endurcis...

Pour en savoir plus : http://www.aveyron.com/gastro/delices_louise.html.